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Aux fondements du système de représentation.

La modernité politique se définit par l’adoption du principe représentatif et semble reposer sur la théorie qui en a été élaborée par Hobbes dans le Léviathan : « La multitude éparse n’accède à l’unité qu’en instituant des représentants et ceux-ci ne sont pas commis par un peuple antécédent mais sont au contraire sa condition d’existence ». Socle théorique sur lequel repose le droit public moderne, en particulier dans le cas français, par l’intermédiaire de Sieyès et des Constituants, lors de la «Révolution de 1789 ».

Le concept Hobbesien activerait-il une évolution qui, partant de saint Thomas d’Aquin, serait passé par Duns Scot et Guillaume d’Ockham, chez qui individu et communauté commencent à se désenchevêtrer ? Chez Hobbes, constatant la montée de l’individualisme, il n’y a plus de bien commun objectif, et la multitude atomisée requiert l’artifice d’un dispositif pour se doter d’une unité que la nature ne lui fournit pas.

La théorie de la représentation politique s’entend alors comme un processus artificiel et abstrait par lequel chacun, en autorisant un représentant à vouloir et à agir à sa place et en son nom, accepte d’identifier sa volonté à celle du souverain.

Politis : science ou art de gouverner un Etat. La thèse Hobbesienne institua le despotisme comme manière de gouverner, alors que la thèse Machiavélienne prôna la fourberie, la duperie, la cruauté, l’hypocrisie comme les éléments essentiels dans l’art de gouverner.

Vint Montesquieu qui jugea nécessaire de parcourir l’Europe avant de s’atteler à la rédaction de son « De l’esprit des lois ». Ses idées politiques ne sont pas celles d’un révolutionnaire. Libéral, il ne croit pas à la nécessité de réformes et opte pour une monarchie constitutionnelle. Devant l’arbitraire du despotisme, il croit en l’équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire par leur séparation ; ce qu’a mis en échec et continue de mettre en échec le pouvoir des lobbyistes et du capital. Par ailleurs, certaine Constitution dans certaines démocraties dites « avancées » empêtrées dans l’imbroglio des contradictions et faisant fi du souci d’équilibre entre les trois pouvoirs par leur séparation tel que conçu par Montesquieu, a beau prévoir les conditions d’un certain degré de fusionnement entre l’Exécutif et le Législatif, à un certain niveau (le cas des députés et sénateurs maires en France), pour le partage du pouvoir exécutif, le hic reste néanmoins dans la mise en place de garde-fous structurels pour garantir l’esprit d’objectivité dans les prises de décision. Des thèses révélant leurs limites à l’ère de l’information et certains biais mesurés à l’aune du pouvoir des lobbyistes et du capital.

D’une identification non avérée.

Ce qui est vrai avec le système censitaire ne se vérifie pas avec le suffrage universel, consacrant une impossible identification au représentant. Quand on ne déplore pas l’incapacité des représentants à refléter l’unité profonde et spontanée du peuple, on fustige, au contraire, l’unité factice des représentants qui ne figure pas la diversité réelle, ou enfin on ne reconnait pas dans les représentants les rapports de forces partisanes et la majorité réelle du pays. Aussi, oppose-t-on souvent le peuple réel et ses représentants pour dire que ceux-ci trahissent celui-là, faute de lui ressembler.

Le défi dans un pari.

Peuple signifie autre chose que « pauvres, dominés, prolétaires etc. Peuple nomme la constitution active, autonome d’un « nous ». Les penseurs dans le champ de la philosophie politique sont appelés à subir l’assaut d’une ambition, celle de caractériser, grâce à la « plèbe », un acteur politique moderne, par la coexistence harmonieuse de la démocratie représentative et d’une forme de démocratie participative directe. Le défi, ce nous semble, ne sera pas levé par un changement d’homme, mais par la suppression de l’exercice personnalisé du pouvoir : d’une part, humus vrai dans lequel le populisme plonge ses racines, d’autre part, exigence du bon sens quand on voit tout le mal que se donnent les peuples, à chaque fois, pour se débarrasser des dictateurs et autres oppresseurs. Quel gâchis en termes de déni d’épanouissement pour la personne humaine, en termes d’oppression et de pertes de vies humaines ! Nous lançons un pari de bonne gouvernance politique, économique, sociale et environnementale par la maîtrise par les peuples de leur destin. Une question de responsabilité citoyenne ou de servitude. Tel est le choix.

Pour relever un tel défi dans ce pari, Il faut des hommes dégagés de l’emprise des idées reçues sur l’organisation des sociétés humaines.

Il y a urgence dans l’exigence et l’impératif de changer la vie en changeant la vie politique non par un changement d’homme mais par le changement de l’Etat car, si selon A. Einstein : « Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui les regardent et laissent faire », selon Bertrand Russel : « Tout le problème de ce monde, c’est que les idiots et les fanatiques sont toujours si sûrs d’eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes ».

Idiotisme et fanatisme ! Deux béquilles du populisme, ce monstre nourri et prospérant sous la tutelle de l’exercice personnalisé du pouvoir.

Enfin, poursuivant le rêve de libération des peuples du joug des guides suprêmes et autres grands timoniers et petits pères du peuple, nous terminons notre propos avec ces réflexions d’Aimé Césaire : « La vraie émancipation n’est pas celle qui se décrète mais celle que l’homme conquiert sur lui-même », de Nelson Mandela : « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes mais, c’est aussi vivre de façon à renforcer et à respecter la liberté des autres » et, enfin, de Thomas Sankara : « L’esclave qui hésite à se libérer de ses chaînes les mérite ».  

Pour en finir, tel est effectivement le choix pour un pays comme Haïti par exemple.

Haïti, un pays à DECOLONISER.

Un pays où des COLONS internes, kleptocrates et corrompus font la loi.

Un pays de mercantilo-bourgeois venus d’ailleurs pour certains, de surcroît des monopoleurs le considérant seulement comme une terre d’opportunités, et de mercantilo-parlementaires etc., pour la plupart, chefs maffieux notoires, chefs patentés de gangs armés, un mélange de faussaires audacieux et menteurs, d’usurpateurs de titres académiques et de semi-analphabètes.

Un pays de cooptation et de collusion entre des voyous: corrupteurs et corrompus s’entendant voire s’acoquinant comme larrons en foire pour occuper les allées du Pouvoir, formel comme informel, et piller les caisses de l’Etat dans les règles de l’art (fonds Petrocaribe, ONA, APN, BMPAD, certaines banques, des Ministères, des entreprises chargées de fournir le pays en énergie électrique et nous en passons.)

En d’autres temps et d’autres lieux, de vrais gibiers de potence.

Oh Raphael Leonidas Trujillo ! Oh Donald Trump ! Qu’est-ce que vous saviez si bien dire !

La République de la voyoucratie et de la médiocratie dans tout leur éclat.

Seul un Fédéralisme inspiré de ceux des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, de la Suisse etc. (avec des retouches adaptatives) permettra de le délivrer des jougs de la servitude entretenue par des COLONS internes. Ces pays savent ce que c’est que d’être un être libre, un être pétri de dignité. Ce qui est bon pour eux devrait pouvoir l’être pour Haïti.

On ne saurait arguer de la petitesse de territoire, l’exemple de la Suisse faisant foi. D’ailleurs, il suffirait d’aller sur Youtube et de taper les mots : Messie fédéralisme. Chacun comprendra la logique et la portée du discours tenu par des membres de Messie fédéralisme dans plus de 30 audio vidéos. Un discours légitime et légitimé par leur aspiration à la verticalité.

En 2020, on parle de changement de Constitution, après les violences caractérisées des quatre (4) derniers mois de l’année 2019, qui se poursuivent encore sous d’autres formes. C’est le moment que devraient choisir les pays amis de se solidariser avec les compatriotes verticaux pour l’avènement d’une « Haïti libre et indépendante ». C’est le lieu rappeler ces mots de Nelson Mandela au bon souvenir de tous et des pays amis, en particulier : « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes mais, c’est aussi vivre de façon à renforcer et à respecter la liberté des autres ».

Nous invitons tout un chacun à aller sur Youtube et taper les deux (2) mots : Messie fédéralisme.

La lecture et l’écoute  d’une trentaine d’audio vidéos seront assez édifiantes à ce propos.  Selon A. Einstein : « Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui les regardent et laissent faire »

Un pays à DECOLONISER, par le changement du système sociopolitique en changeant de Constitution.

CITOYEN, OÙ EST TON POUVOIR ?

DE LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE.

Changer la vie politique implique de briser les chaînes mentales  qui entravent l’envol de l’intelligence du cœur vers la quête d’un monde de Vérité, de Justice et, donc, d’Equité, socle sur lequel s’appuient, naturellement, Liberté et Égalité. Justice, vertu morale qui réside dans la reconnaissance et le respect des droits d’autrui ; Justice, principe moral de reconnaissance et du respect du droit naturel (l’équité) ou positif (la loi). Équité, justice naturelle fondée sur la reconnaissance des droits de chacun ou vertu qui consiste à régler sa conduite sur elle, (selon la loi de l’équerre de Confucius). Ces chaînes sont coulées dans un alliage fait d’idées préconçues nourries au lait des traditions et des vérités révélées. Et, l’acceptation de l’existant de se dévoiler comme refus ou crainte de questionner l’intangibilité des dogmes. Par ailleurs, ces chaînes rapetissent l’âme quand elles nous empêchent, du haut de notre arrogance, de découvrir l’autre, dans la beauté et la richesse de son altérité, quand elles nous interdisent, drapés dans notre égoïsme, de tendre la main à l’autre, un devoir de fraternité dans un élan de solidarité. Face à la barbarie des guerres de tout type qui jalonnent l’histoire de l’humanité, nous invitons nos contemporains à questionner le pouvoir du citoyen, comme un prélude à son éveil à la jouissance pleine et entière de ses droits, dans le triomphe de l’espérance sur la méfiance et la peur.

Dr Webster Pierre