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LA SOUVERAINETE POPULAIRE ? UN LEURRE VOIRE UN MYTHE

« La démocratie est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peurple ». Voilà en quels termes Abraham Lincoln définit la démocratie.

Comme Platon, Aristote estime que la démocratie, n’étant pas une constitution droite, engendre « un régime désordonné qui aboutit presque toujours à l’instauration d’une tyrannie », tout en donnant les conditions de son bon fonctionnement : « La constitution démocratique devient correcte si tous prennent part activement à l’administration des affaires de la cité, en suivant un idéal de justice». Il ne ménage point ses critiques envers l’oligarchie jugée à l’aune de l’aristocratie et stigmatisée en ces termes : « L’oligarchie, c’est l’aristocratie moins la morale, moins le souci du bien commun ».

Du pouvoir du citoyen dans les démocraties américaine et française.

Cette phrase, « Tenons comme principe que le gouvernement tire son origine du peuple, mais qu’on enseigne au peuple qu’il n’est pas apte à se gouverner lui-même » du pasteur de la nouvelle Angleterre, James Belknap, est assez édifiante. Aussi, pour Alexander Hamilton, le constat est-il accablant : « il n’y a pas eu de changements dans les lois, il n’y a pas eu d’interférence avec les intérêts de quiconque, tout le monde est resté à sa place et, la seule altérité, c’est que le siège du gouvernement a changé ». Il conclut qu’en fait, aux Etats-Unis d’Amérique, il n’y a pas eu de révolution. 

Selon Brissot, un des chefs des Girondins, et dont le jugement est élevé depuis lors au rang d’un dogme, « le peuple seul a le droit de se constituer, mais il n’en a pas le talent ».  

Dans l’Esprit des lois, Montesquieu définit la démocratie suivant la séparation des trois Pouvoirs caractérisant les démocraties contemporaines. 

La démocratie est devenue un système politique (et non plus un simple régime) dans lequel la souveraineté est attribuée au peuple, pour choisir ses OPPRESSEURS périodiquement (en général, tous les 4 ou 5 ans). 

Rien de nouveau sous le soleil, au point que Pierre Bourdieu, un philosophe du 20ème siècle, sidéré peut-être par les dérives de la démo-oligarchie de notre époque, eut à lancer comme un anathème : « Pour changer la vie, il faudrait commencer par changer la vie politique ».

La souveraineté du peuple est remise à ses représentants. De ce fait, une information libre et transparente est particulièrement vitale pour une démocratie efficace. 

Démocratie ? Le nom volé d’une idée violée. Le peuple détient une souveraineté de principe, dans la démocratie représentative. Le pouvoir est confisqué par une oligarchie politique de profession.

La lutte pour le pouvoir est au cœur de la vie politique. Elle n’est pas une lutte des classes mais une lutte des élites. Tout pouvoir suppose une restriction des libertés ; le pouvoir est accepté car il est garant de l’ordre et de la sécurité : il intègre et protège, mais il est aussi contesté, parce qu’il justifie et entretient des inégalités. Le but de la politique, comme conséquence du mal-développement mental de l’homme, n’est ni la recherche de la vérité, ni celle du bien commun, mais la recherche du pouvoir et de l’argent, corrupteurs, par surcroît, dans la frénésie de leur relation symbiotique. La politique étant devenue un métier d’argent, les clans financiers dominants se révèlent assez intelligents pour s’emparer, en général, du contrôle des médias.

Ainsi, le vote démocratique va dans le sens des clans financiers, par la manipulation de l’opinion populaire.

Aussi l’exercice des droits civils et politiques du citoyen, dans le cadre des dérives dont sont porteurs la démo-oligarchie et le capitalo-Parlementarisme, est-il un leurre.

Il y va du changement de la vie politique comme d’un impératif, par la pose de garde-fous à ces dérives. Le droit, bâtard, de gagner les rues pour faire reconnaître certains droits, au risque d’un basculement dans l’anarcho-populisme, est un pis-aller à mettre au compte d’une démocratie de façade. Une démocratie, dont les stratèges du pouvoir confortent les bases en appuyant leur thèse sur le concept de l’alternance comme le signe de la bonne santé de la démocratie. Quand l’alternance, par le choix d’oiseaux de plumage savamment maquillé et de même ramage (le langage stratégique), est acquise au prix du vote sanction empreint de dépit et de colère, elle n’est qu’un lot de consolation pour les citoyens épris des idéaux de justice et de vérité. Et, c’est se méprendre sur une aspiration profonde du citoyen : être partie prenante de la bonne gouvernance sous le quadruple aspect, du politique, de l’économique, du social, de l’environnemental.

Depuis la nuit des temps, le pouvoir politique a été celui des clans dominants. Le pouvoir populaire qui est souverain est réduit à celui de mettre un bulletin de vote-sanction dans une urne et de manifester sa désapprobation dans les rues, avec l’accord du souverain républicain, stratège en l’art d’éviter les insurrections. Le discours autour de la souveraineté populaire est un leurre. Le peuple n’est souverain que sur le plan métaphysique. Sur le plan politique, il n’est rien. 

La souveraineté populaire est un mythe.

Selon Michel Foucault, Le problème politique décisif n’est donc plus la souveraineté, mais ces micro-pouvoirs qui investissent le corps et qui, silencieusement, inventent les formes de la domination, mais peuvent tout aussi bien donner l’occasion de nouvelles possibilités de vie. Il n’y a de relation de pouvoir qu’entre des sujets libres, se plaisait-il à dire. Les gouvernants ont plus besoin des gouvernés que les gouvernés des gouvernants. « La démocratie c’est l’exercice du contrôle des gouvernés sur les gouvernants. Non pas une fois tous les cinq ans ni tous les ans, mais tous les jours », selon le philosophe Alain. Il est en faveur d’une république libérale strictement contrôlée par le peuple.

L’élection sert de paravent démocratique. 

La délégation de souveraineté qu’implique la représentation aboutit à une confiscation du Pouvoir. A preuve : 50% d’abstentions au vote aux U.S.A. et le vote protestataire en France se situant à plus de 40%, dans le cadre des élections présidentielles. Les citoyens sont conscients de l’inanité de leur vote dans un système sociopolitique qui fait la part belle à leur classe politique, se fendant de promesses qu’elle n’a garde de tenir. Alors que la démocratie suppose l’action des citoyens décidant ensemble de leur avenir commun, ce sont de plus en plus des techniciens (issus du monde marchand) qui décident. Il y a démocratie lorsque la vie politique est organisée de telle sorte que les destinataires du droit puissent en même temps se considérer comme ses auteurs. L’Etat est l’association volontaire de citoyens libres et égaux qui règlent leur vie en commun de façon légitime.

Une vraie démocratie n’est pas seulement un Etat de droit égalitaire, mais un Etat de pouvoir populaire maximum, autant que faire se peut. La notion d’Etat de droit rejoint, dans l’esprit de beaucoup, la conception limitée de la démocratie, pour peu que le droit de vote, même appliqué sous contrainte ou influencé et bafoué dans les urnes par différents subterfuges et expédients, soit reconnu.

HAITI, UN PAYS A DECOLONISER

Un pays où des COLONS internes,  des kleptocrates corrupteurs et corrompus, font la loi. 

Un pays de mercantilo-bourgeois venus d’ailleurs pour certains, de surcroît des monopoleurs, en majorité, le considérant seulement comme une terre d’opportunités, de mercantilo-beaux-parleurs et de mercantilo-parlementaires, pour la plupart, chefs maffieux notoires, chefs patentés de gangs armés, un mélange voire un ramassis de faussaires audacieux et menteurs, d’usurpateurs de titres académiques et de semi-analphabètes. 

Un pays de cooptation et de collusion entre des voyous: corrupteurs et corrompus s’entendant voire s’acoquinant comme larrons en foire pour occuper les allées du Pouvoir, formel comme informel, et piller les caisses de l’Etat dans les règles de l’art (les scandales autour du CIRH, des fonds Petro-Caribe, de l’ONA, de la BMPAD, de l’APN, des banques, des Ministères, des entreprises chargées de fournir le pays en énergie électrique, pour ne citer que ceux-là). 

En d’autres temps et d’autres lieux, de vrais gibiers de potence. 

Oh Raphael Leonidas Trujillo ! Oh Donald Trump ! Qu’est-ce que vous saviez si bien dire !

La République de la voyoucratie et de la médiocratie dans tout leur éclat.

Seul un Fédéralisme inspiré de ceux des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, de la Suisse etc. (avec quelques retouches adaptatives) permettra de le délivrer des jougs de la servitude entretenue par des COLONS internes, ses « élites » politique, économique et sociale. Ces pays savent ce que c’est que d’être un être libre. Ce qui est bon pour eux devrait pouvoir l’être pour Haïti

On ne saurait arguer de la petitesse de territoire, l’exemple de la Suisse faisant foi. D’ailleurs, il suffirait d’aller sur Youtube et de taper les mots : Messie fédéralisme. Chacun comprendra la logique et la portée du discours tenu par des membres de Messie fédéralisme dans plus de 30 audio vidéos. Un discours légitime et légitimé par leur aspiration à la verticalité.

En 2020 on parle de changement de Constitution, après les violences caractérisées des quatre (4) derniers mois de l’année 2019, qui se poursuivent sous d’autres formes. C’est le moment que devraient choisir les pays amis de se solidariser avec les compatriotes verticaux pour l’avènement d’une « Haïti libre et indépendante ». C’est le lieu rappeler ces mots de Nelson Mandela au bon souvenir de tous et des pays amis, en particulier : « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes mais, c’est aussi vivre de façon à renforcer et à respecter la liberté des autres ». 

Nous invitons tout un chacun à aller sur Youtube et taper les deux (2) mots : Messie fédéralisme. 

La lecture et l’écoute  d’une trentaine d’audio vidéos seront assez édifiantes à ce propos. 

Selon A. Einstein : « Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui les regardent et laissent faire » 

Au fait c’est le lieu de se pencher sur le concept de « moun andeyo » et de l’élargir pour une prise de conscience par le citoyen de sa situation. Qui est « moun andeyo » ? 

Ce n’est pas seulement le citoyen habitant la province ou le paysan des plaines, mornes et montagnes. Ce sont nous tous. Nous sommes mis « en-dehors » par un système sociopolitique qui permet à des démo-oligarques, des colons oppresseurs et voyous patentés, de décider en notre nom contre nous, au point qu’on pourrait définir ainsi la démocratie (de façade) :

 La démocratie est devenue un système politique (et non plus un simple régime) dans lequel la souveraineté est attribuée au peuple, pour choisir ses OPPRESSEURS périodiquement (en général, tous les 4 ou 5 ans). 

UNE DÉMOCRATIE DE FAÇADE

HAITI, un pays à DECOLONISER

 Par le changement du système sociopolitique EN CHANGEANT DE CONSTITUTION.